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En Allemagne, dans un futur proche, la société Sphericon est chargée par l’Etat de la formation d’un groupe de chômeurs qu’elle enferme dans un internat pour adultes. Deux de ces élèves, Karla et Roland, se trouvent particulièrement confrontés aux étapes de la sélection opérée en interne.
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Ni complainte, ni répertoire de conseils, ni simple document, ce journal de la vie à contre-emploi n’évite aucun des moments de l’existence de ce mutant, le chômeur. L’auteur a été professeur de français, puis publiciste et, enfin, chômeur.
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« Remplir les étagères vides avec le fatras étalé au milieu de la pièce », voilà la tâche que doit accomplir un intérimaire, isolé pendant une semaine dans un entrepôt pour ranger des composants mécaniques. Répétition des gestes, des pensées, et des jours : le travail, le repas dans la gamelle, le retour chez soi par le même bus, le même train, les brefs instants de vie de famille, le sommeil harassé... On travaille, semblable à ces milliers d’intérimaires qui se louent ici un mois, là quinze jours, éléments d’une mécanique, composants d’un ensemble qui le plus souvent les dépasse. Comme dans son précédent roman, Thierry Beinstingel plonge le lecteur au cœur du monde du travail dans ce qu’il a de déshumanisant et d’absurde, tout en donnant naissance à une « poétique sociale » où les vérins à vis coulissante et les filetages trapézoïdaux, les crémaillères à denture droite triple rang finissent par former un recueil, lignes lumineuses de tout ce temps perdu au travail.
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Thierry Beinstingel travaille toujours « dans les télécommunications » comme il est écrit sur les quatrièmes de couverture de ses livres et exerce actuellement le métier de Conseiller en mobilité dans un Service de Ressources Humaines. Chez Fayard, il a publié Central (2000), Composants (2002) et Paysage et portrait en pied-de-poule (2004). Le CV est un petit carré, une feuille de 21 x 29,7. Le CV est une chose ordinaire. Prenez en un. N’importe lequel. Retirez vos lunettes et tenez-le à bout de bras. De loin, illisibles, apparaissent alors les traits gris des lignes, les pavés de lettres serrées, le contour d’une photographie qui dessine une sorte de toile moderne, patchwork à la Mondrian. Repérez les formes. Il y en a quatre au minimum, il ne peut y en avoir moins. Ce sont les rubriques. En haut à gauche, nom, prénom, adresse et situation familiale. Puis « Expérience ». Puis « Formation ». Enfin « Loisirs ». Votre CV n’est jamais complet sans cette partie. Tout le monde a des loisirs. Pêche à la ligne, pétanque, jeu de go, lecture, planche à voile, à repasser, sexe, voyages, il y en a tant… Laquelle de ces rubriques vous ressemble le plus ? Nous allons passer au boulot huit mille jours de notre vie. Huit mille jours dont le CV régulièrement remanié constitue en quelque sorte le journal de bord. Le résumé permanent d’une des parts les plus importantes de notre existence, pourtant si souvent passée sous silence.
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Paroles reconstruites des ouvrières de Daewoo, après la fermeture des trois sites de la vallée de la Fensch (financés sur fonds publics dans le cadre d’un plan de reconversion). Une histoire qui donne en partage la mémoire de celles et ceux qui finissent par croire qu’ils n’ont plus d’histoire.
Prix Wepler-Fondation La Poste 2004.
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Début des années 70. À cinq ans de la retraite, Etienne est nommé chef de service. Une promotion inattendue qu’il doit moins à ses aptitudes qu’à la volonté de la hiérarchie de donner un exemple de promotion interne. Que va-t-il faire de ce modeste et tardif pouvoir ? Ronronner jusqu’à son pot d’adieu ou bien tisser la toile qui le fera reconnaître ? En se révélant à lui-même dans ce nouveau rôle, il amène son équipe à découvrir sa propre richesse et à s’armer pour les futurs combats du changement.
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Des chefs pleins d’assurances ou la descente aux enfers d’un cadre chargé de la formation des salariés. Pour unir ses salariés et améliorer leur productivité, la Très Grande Assurance propose à ses employés un projet d’entreprise susceptible d’être l’objet de leur fierté commune. C’est l’occasion de décrire le fameux rôle de la machine à café dans les relations de travail, d’évoquer la mise en péril de la sécurité de l’emploi lors d’une fusion, et enfin de dénoncer le droit de cuissage dans l’entreprise. Au cœur de ce roman témoignage émergent des questions qui émoussent notre humanité : jusqu’à quelles obscures limites nous entraînent l’ambition et le goût du pouvoir... Grâce au regard du personnage central de ce roman, responsable du programme de formation des salariés, le lecteur observe les dérives d’un système qui, bien loin d’améliorer la compétence des agents, devient l’occasion d’un spectacle ou d’un moment de vacances.
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Dans une société où le manque de travail est un fléau, comment faire entendre qu’on en a un et qu’on est malheureux comme les pierres, sans être accusé d’indécence ou de douilletterie ? C’est pourtant ce que réussit Louise Desbrusses, dans un roman poignant, rempli de vitalité et d’ironie, L’argent, l’urgence : l’histoire d’une jeune travailleuse indépendante habituée à la solitude bienheureuse de son atelier, mais qui, étranglée par les dettes, accepte un emploi, et découvre avec horreur la non-vie qui, pour la majorité de ses semblables, constitue la norme de l’existence. Dans une écriture au style singulier, elle décrit la détresse déchirante qui s’empare d’elle, puis sa bataille pour récupérer la jouissance d’elle-même, en surmontant le chantage, les normes et les injonctions plus ou moins subtiles que lui opposent son entourage et la société entière.
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Bertrand Jouvenot, surnommé B. J. au bureau, est convaincu que les grands principes de l’entreprise peuvent s’apprendre de façon ludique. Son roman qui nous raconte les vicissitudes d’un jeune cadre nouvellement intégré dans une société hyper dynamique, est, de surcroît, une remarquable introduction au management. Entre réunions, "plantages" informatiques, confidences de collègues, lendemains de fêtes, B. J. découvre les fondamentaux de l’entreprise. Grâce à un véritable parcours initiatique (à l’instar de la très célèbre Sophie), B. J. assimile rapidement (et aide le lecteur à assimiler) l’essentiel des règles du monde des affaires et les théories des meilleurs professionnels (Welch, Dell, Porter, etc.) Ainsi ce roman n’est ni une suite au Journal de Bridget Jones, ni le tome deux du Monde de Sophie, mais de l’un il tient la drôlerie et de l’autre la déroutante jubilation de « l’apprentissage fun » !
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L’équipe d’un stand de parfumerie, on en devine l’ambiance. Crêpages de chignons, jalousie, acharnement sur l’unique lime à ongles, et récit du film de la veille sur une chaîne thématique spécialisée en séries niaises. Oui mais non. La vie de Méline, Anaïs, Sarah, Cécile et Jade est bien autre. Le climat d’amour qui règne en maître rend cette équipe inédite. Et puis il y a les larmes, les soupirs, l’envie soudaine de prendre ses jambes à son cou tant les conditions de travail sont pénibles. On dit souvent « C’est tout de même mieux que de travailler à l’usine ». Demandez-le leur, la majorité d’entre elles vous dira que non.
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Bienvenue chez Mercandier Presse, une entreprise comme les autres, une belle endormie où chacun a sa place. Tout change le jour où un homme d’affaires connu pour ses méthodes pas vraiment douces décide de racheter Mercandier pour en faire une société rentable. Tel est le canevas du roman de Nathalie Kuperman qui se serait inspiré pour écrire ce roman de son expérience personnelle, l’auteure ayant travaillé comme les personnages du livre dans un groupe de presse et d’édition pour les enfants.
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Vingt-trois courts récits qui ont pour cadre le monde du travail. Vingt-trois personnages recrutés à contre-emploi ou exposés aux paradoxes de leur statut social, avec, à chaque fois, un détail inattendu qui, mettant le quotidien en porte-à-faux, stimule l’imagination : un consultant d’entreprise, une hôtesse d’accueil, un télévigile, un enseignant par correspondance, un acteur de complément, etc.
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Il arrive qu’une entreprise se trouve dans l’obligation de se séparer d’une partie de son personnel. Problème : quand on est déjà un peu serré, un plan social peut s’avérer ruineux. Alors, pourquoi ne pas recourir à des méthodes plus, disons, euh, expéditives ? Telle est l’idée qui vient à Emile Delcourt, patron d’une entreprise familiale dont il est l’héritier. Et tel est le propos de « Plan social », deuxième roman de François Marchand, publié au Cherche-Midi.
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Vous ne verrez jamais son visage. Vous ne connaîtrez même pas son prénom, puisque l’entreprise qui l’emploie lui en a donné un autre. Il est le téléopérateur qui finit par vous répondre après que vous avez dû appuyer successivement sur la touche étoile, trois, six, dièse puis de nouveau étoile. « Éric à votre service. » Éric ? Inutile de vous en souvenir. Lors de votre prochain appel, vous tomberez sur quelqu’un d’autre. John, George, Paul ou Ringo. Peu importe. En revanche, vous aurez droit aux mêmes réponses. Elles apparaissent au téléopérateur sur un écran d’ordinateur, classées par thèmes. Une série de suicides dans l’entreprise rappelle douloureusement que les employés ne sont pas des machines. Pour ne pas en arriver à une telle extrémité, Éric décide simplement de transgresser les consignes : un jour, il rappelle un client de sa propre initiative…
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Carvin, la trentaine, est ouvrier mécanicien dans une usine du Nord. Sa femme Chantal, lasse de la dureté de cette vie, le quitte avec leur fille. Anath est la DRH de l’usine. Quand l’usine est brutalement fermée par des actionnaires américains, la tempête qui se lève unit les destins de Carvin et d’Anath... C’est dans la lutte pour une nouvelle vie qu’ils vont apprendre à se découvrir.
Un site de Centre Inffo







