1070 dossiers de prêts bancaires accordés aux femmes créatrices d’entreprise par France Active en 2009
Deux jours après la journée des femmes et pour célébrer le 5000ème dossier accepté par le Fonds de garantie pour la création, la reprise et le développement des entreprises à l’initiative des femmes (FGIF) depuis sa création, Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville a tenu à vanter l’engagement de tous les acteurs de ce dispositif mercredi 10 mars, alors que la crise incite de nombreux chômeurs, et chômeuses à devenir leur propre patron.
« C’est un engagement que je salue car je suis conscient, en tant que ministre en charge du Travail et des Relations sociales, et en tant que citoyen, de la nécessité d’aider les femmes à créer leur entreprise. Les chiffres en témoignent : les femmes représentent près de la moitié de la population active, mais ne représentent que 27 % des entrepreneurs », a-t-il déclaré.
FGIF est un fonds de garantie d’État, doté par le Fonds de cohésion sociale, dont l’objectif est de faciliter l’accès au financement bancaire des femmes désireuses d’entreprendre. Il procure un accompagnement et les fonds prêtés servent de levier pour en obtenir d’autres auprès de banques privées. Il vient en complément d’autres dispositifs de droit commun, dont le nouvel accompagnement à la création-reprise d’entreprise (Nacre).
Créé en 1989, il a connu des débuts poussifs, jusqu’à ce que France Active, organisme de financement solidaire, en prenne la gestion opérationnelle en 2002. L’année dernière il a permis de mobiliser 27 millions d’euros de prêts bancaires pour 1070 entrepreneures, créant ainsi 1358 emplois. « 71 % des demandeuses étaient au chômage et la moitié d’entre elles depuis plus de six mois », a fait remarquer Christian Sautter, président de France Active. Il s’est félicité que le FGIF accorde de « vrais prêts bancaires, avec 4 à 5 % de taux d’intérêt. La femme créatrice a accès au même taux que les entreprises du CAC 40. Ils sont accordés sur cinq ans, permettant à l’entreprise de se développer (…) 85 % des entreprises soutenues sont encore en activité au bout de cinq ans alors que pour un diplômé de HEC le taux est de 50 à 52 % », a-t-il ajouté.
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