2ème forum mondial pour l’éducation et la formation tout au long de la vie
Les 22 et 23 juillet prochains, à Shanghaï, se déroulera le 2ème forum mondial de l’éducation et de la formation tout au long de la vie. Il s’inscrit dans la continuité du premier forum mondial de l’éducation et de la formation tout au long de la vie (à l’Unesco, en octobre 2008) et de la conférence internationale sur l’éducation des adultes qui s’est tenue environ un an après (Brésil, décembre 2009).
1. Le Comité mondial pour l’éducation et la formation tout au long de la vie :
Qui est-il ?
C’est une organisation non gouvernementale internationale régie par la loi française de 1901 sur les associations à but non lucratif, créée en mars 2005. Il s’est constitué sur une base professionnelle avec des bénévoles provenant de tous les secteurs de la société. Il est représenté par des délégués dans 70 pays.
Quel est son rôle ?
En partenariat avec l’Unesco et particulièrement l’Institut pour l’apprentissage tout au long de la vie ( Hambourg – Allemagne), le Comité mondial a pour rôle d’engager une réflexion sur la notion d’apprentissage tout au long de la vie pouvant déboucher sur une recherche-action internationale.
Quels sont ses objectifs ?
Le Comité mondial a pour objectifs de mener toutes actions tendant à développer l’éducation et la formation tout au long de la vie, de participer activement aux conférences internationales sur l’éducation des adultes et de développer les liens et les échanges internationaux entre les acteurs de l’éducation et la formation tout au long de la vie.
2. Quelle est son implication dans ces différents types d’évènements ? Quelles sont les valeurs portées par le CMEF lors de ces manifestations ?
Le CMEF participe activement à toutes les conférences et colloques internationaux portant sur le thème des apprentissages tout au long de la vie. Il soutient une démarche fédératrice et inclusive en tentant de rassembler toutes les sensibilités, sans exclusive. Par ailleurs, nous pensons que le moment est venu de poser la question de l’éducation et de la formation au plan mondial comme l’avait fait l’Unesco pour la culture.
3. Quel rôle joue / peut jouer le Comité ?
Il joue un rôle d’éclaireur et de « capteur » des pratiques innovantes. Il assure une veille mondiale sur les évolutions technologiques et pédagogiques. Il observe le développement des dispositifs d’éducation et de formation transfrontaliers.
Son indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques lui permet de jouer un rôle d’aiguillon. Il veut être un acteur de la révolution mondiale éducative en cours.
En France
Le Comité plaide pour que les acteurs français de l’éducation et de la formation de prennent conscience des tendances lourdes actuelles, telles que la mondialisation, la numérisation, la marchandisation et l’individualisation. Il considère que les débats sur l’éducation et la formation ne peuvent plus rester circonscrits au périmètre national et au seul espace de l’éducation formelle. L’éducation non formelle et l’éducation informelle prennent une place importante.
Au niveau international
Il s’agit d’assurer la présence française dans les rencontres internationales et de fédérer les écoles de pensée et d’action. Sachant qu’il existe des approches différentes entre pays développés , émergents et en développement et entre mouvements solidaires et entreprises. L’enjeu éducatif n’est plus limité au milliard 500 millions d’élèves et d’étudiants au plan mondial ; il s’agit maintenant de traiter la question des 6 milliards 600 millions d’apprenants tout au long de la vie. Sans oublier les 770 millions d’analphabètes.
4. Pour vous, quelles sont les problématiques essentielles aujourd’hui sur l’éducation et la formation ? Quel avenir pour l’éducation et la formation tout au long de la vie ?
L’éducation et la formation changent d’espace et de temps sous l’effet des nouvelles technologies éducatives et de la mondialisation. Le schéma traditionnel qui prend appui sur le « carré » : un professeur, une salle, un programme, un groupe homogène est confronté à l’émergence de systèmes transfrontaliers hybrides comprenant des séquences en présentiel, du e-learning, du tutorat électronique, des évaluations en ligne. Ces nouvelles architectures sont animées par des nouveaux acteurs provenant des secteurs de l’informatique, de la communication et des télécommunications. Au plan mondial, l’intervention publique recule globalement au profit de la société civile, des territoires et des entreprises.
5. Quel est à votre avis l’impact des échanges et de la diffusion des productions du Comité ?
La nécessité d’apprendre tout au long de la vie est unanimement admise par tous les acteurs de l’éducation et de la formation. Mais, cette idée reste confuse et incomprise, notamment par les médias. Elle souvent assimilée à la formation professionnelle continue des adultes. Ainsi, le Comité mondial rencontre de réelles difficultés pour diffuser ses productions. Le défi est d’en faire une question sociétale.
Un site de Centre Inffo







