Directeur de service public de l’emploi : "le job le plus difficile en temps de crise" (Xavier Bertrand)
Présent le 26 mai 2011 à la Conférence mondiale des services publics de l’emploi, Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé a rappelé que les questions d’emploi demeuraient au premier rang des préoccupations de la présidence française du G20.
« Malgré la sortie de crise et le quatrième mois consécutif de baisse du chômage, il faudrait être fou pour crier victoire en termes d’emploi. Avec la crise, ce sont trente millions de chômeurs supplémentaires que nos services publics de l’emploi ont dû gérer », a-t-il indiqué.
Selon le ministre, la présidence française a tenu compte des travaux de Pittsburgh et Washington et s’orientera autour de quatre axes majeurs : le renforcement de la protection sociale, l’amélioration des politiques de l’emploi en faveur des publics les plus fragiles (jeunes, seniors, chômeurs de longue durée, etc), la promotion du respect des droits sociaux et du travail ainsi que l’amélioration de la cohérence des organismes internationaux de développement économique et sociale.
« La France est partisane de la pérennisation d’un groupe de réflexion consacré au travail international » a poursuivi Xavier Bertrand qui a reconnu qu’en temps de crise, la fonction de directeur d’un service public de l’emploi constituait « probablement le job le plus difficile qui soit, exigeait un engagement total ainsi qu’énormément de sang-froid ».
Reconnaissant que les problématiques d’emploi étaient différentes dans chaque pays, le ministre n’en a pas moins plaidé pour « une ambition commune », notamment en matière d’accueil et d’accompagnement des publics les plus fragiles, ainsi que ceux relevant du secteur informel. « Je pense en particulier aux jeunes », a souligné Xavier Bertrand, « il ne faudrait pas ajouter une fracture générationnelle à la fracture sociale née de la crise ». Pour le locataire de la rue de Grenelle, il est, par ailleurs, nécessaire d’adapter les règles nationales en matière d’emploi « au plus près du terrain » en y adjoignant une exigence de résultat. « Bien entendu, il ne s’agit pas de calquer le modèle d’un autre pays et de le suivre à la lettre, mais d’échanger sur les bonnes pratiques pouvant amener à des concertations communes : nous n’avons pas le droit de réfléchir avec une pensée strictement hexagonale ».
« Vos contributions à cette conférence mondiale seront attentivement suivies par les membres du G20 », a-t-il lancé aux responsables des différents services publics de l’emploi présents au Palais des congrès. « Vos travaux feront référence auprès des ministres en charge des questions d’emploi ! »
Le 27 mai 2011, Benjamin d’Alguerre
Un site de Centre Inffo







