Education populaire
Définition(s) : L’éducation populaire est souvent associée à l’éducation à la citoyenneté. Son ambition est de former des citoyens actifs et responsables par le biais d’une pédagogie favorisant la créativité. L’instruction et la formation sont considérées comme des éléments fondamentaux permettant aux citoyens de participer pleinement à la vie de leurs pays. Cela passe par la mise en place d’une démocratisation de l’enseignement, portée essentiellement par des associations, en complément de l’enseignement dispensé dans les établissements scolaires.
Historique et fondements
L’éducation populaire est fondée sur le mouvement syndicaliste français.
1792 : Le rapport Condorcet intitulé « l’organisation générale de l’instruction publique » lance les premiers fondements de l’éducation populaire.
1866 : La ligue de l’enseignement est fondée par Jean Mace. Elle avait pour objectif principal de soutenir la création en France d’une école publique et laïque. En 1894, l’affaire Dreyfus voit la montée en puissance de l’éducation populaire avec la création des universités populaires, la lutte contre l’influence de l’église et l’armée devant passer par l’instruction du peuple.
Début du 20ème siècle : Le mouvement d’éducation populaire s’essouffle. Plusieurs explications en sont à l’origine : difficultés financières, choix pédagogiques difficiles, apaisement du mouvement
1936 : L’éducation populaire se renouvelle grâce au Front Populaire. Léo Lagrange développe le sport dans les écoles avec l’instauration d’un terrain de jeu dans chacune d’entre elles. En même temps, les activités culturelles et les loisirs montent en puissance : les auberges de jeunesse, reconnues par l’Etat, se multiplient ainsi que les maisons de la culture.
1939-1945 : La seconde guerre mondiale voit la naissance d’importants mouvements tels que les chantiers de la jeunesse ou les compagnons de France. Les chantiers de la jeunesse, inspirés par le mouvement scoutisme, remplaçaient en quelque sorte le service militaire obligatoire supprimé par les accords de l’armistice du 22 juin 1940. Il s’agissait, pour les jeunes hommes concernés, de réaliser des travaux d’intérêts généraux, des exercices physiques et de bénéficier de cours sur l’ordre social. Les compagnons de France avaient pour ambition de s’occuper des hommes fortement déstabilisés par la guerre. Outre le fait de les habiller et de les nourrir, les compagnons s’occupaient également de les former
A la Libération : Les préoccupations du gouvernement autour de l’éducation populaire sont fortes. C’est à ce moment précis que sont mis en place les premiers bibliobus, permettant de rendre accessible gratuitement la lecture. Une Direction des mouvements de jeunesse et d’éducation populaire est créée. Cette Direction avait pour but de compléter, contrôler et coordonner les diverses actions périscolaires mises en place par les institutions de jeunes.
Après les années 1960-1970 : de nouveaux courants d’éducation apparaissent, notamment celui d’éducation permanente. L’animation socioculturelle devient également un vrai secteur professionnel, dans lequel des professionnels et des bénévoles travaillent ensemble.
Source : http://www.bourgogne.jeunesse-sport…
Et aujourd’hui ?
A l’heure où la crise retentit, le retour vers les valeurs prônées par l’éducation populaire se fait fortement ressentir. L’inquiétude est grande : la culture et l’éducation ne sont plus une garantie d’ascenseur social, l’exclusion est de plus en plus importante, les jeunes des cités semblent isolés et peu encouragés à s’insérer durablement dans la société. De nouveaux phénomènes, tels que les travailleurs pauvres sont en train d’apparaître…. En même temps se pose la question de la valeur « travail » où le stress et la souffrance sont grandissants. Le retour à l’éducation populaire est le moyen de repenser les fondamentaux sociaux et sociétaux. Ainsi la notion de transformation sociale est maintenant appliquée à l’éducation populaire. L’idée est de tendre vers plus d’égalité entre les individus et de réfléchir sur les causes de ces différentes inégalités : comportement économique des acteurs, fonctionnement des institutions, etc. Les valeurs d’engagement restent vivantes aujourd’hui au travers d’activités bénévoles et / ou militantes.
Pour plus d’informations
L’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJEP) : http://www.injep.fr/
Le Ministère chargé de la santé et des sports, le site du secrétariat d’Etat aux sports : http://www.sports.gouv.fr/
Le Ministère chargé de la culture : http://www.culture.gouv.fr
Le Conseil National de la Vie Associative (CNVA) : http://www.associations.gouv.fr/
Un site de la galaxie internet du Centre INFFO





