Fins de droits : une aide de 460 euros et des formations de six à neuf mois
Un accord a été conclu jeudi 15 avril entre le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez et les partenaires sociaux pour « proposer des réponses » aux chômeurs en fin de droits qui se retrouvent « sans solutions ». Les bénéficiaires pourront suivre une formation d’une durée de six à neuf mois et percevoir une aide de 460 euros.
« Cet accord va permettre de proposer, à toutes les personnes aujourd’hui sans solutions à l’issue de leurs droits une formation avec une rémunération à la clef ou une activité dans le cadre d’un contrat aidé marchand ou non marchand », a annoncé l’Elysée après la réunion de Laurent Wauquiez avec les syndicats à Bercy.
« Lorsque cela ne sera pas possible, un filet de sécurité sera mis en place de manière exceptionnelle », ajoute le communiqué de la présidence. « Cette aide exceptionnelle pour l’emploi sera du même montant que l’allocation spécifique de solidarité (460 euros) pour une durée maximum de six mois" et "ne sera versée que lorsque d’autres solutions n’auront pu être proposées par Pôle Emploi », selon l’Elysée.
Laurent Wauquiez a précisé sur TF1 que le montant « mis sur la table » s’élevait à « plus de 700 millions d’euros ». Le secrétaire d’Etat à l’Emploi a souligné que ce plan était « fait pour aider les gens qui sont victimes de la crise mais qui veulent s’en sortir et qui cherchent un emploi ».
« C’est une première en France, on avait jusque-là jamais adopté un tel plan pour les demandeurs d’emploi en fin de droits », s’est félicité Laurent Wauquiez lors du journal de 20h.
Quatre syndicats (CFDT, FO, CFTC et CGC) ont conclu l’accord. Seule la CGT a donné un avis défavorable à cet accord qui sera également ratifié par les trois organisations patronales (MEDEF, CGPME et UPA).
Le dispositif doit entrer en vigueur fin mai et un comité de suivi réunissant les participants aux négociations sera mis en place pour évaluer l’impact des mesures, de source syndicale. L’aide exceptionnelle pour l’emploi devrait concerner entre 70 000 et 110 00 personnes sur les quelque 360 00 chômeurs en fin de droits qui vont se retrouver sans solutions cette année, toujours de source syndicale. L’accord prévoit des contrats aidés et des formations d’une durée de six à neuf mois.
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