Mesure de l’engagement social et sociétal des entreprises sur les territoires : la Face publie son premier baromètre
Etabli en partenariat avec la société d’études Socovision, ce premier baromètre sur l’engagement social et sociétal des entreprises révèle une réelle prise de conscience de la part des décideurs et managers quant à l’implication de leurs politiques sur les tissus sociaux au sein des territoires. Menée sur un panel de 540 entreprises (PME comme grands groupes), cette enquête détermine que l’engagement social est désormais perçu comme un vecteur de performance globale tant en interne qu’en externe de l’entreprise.
Publié en février 2010, le premier baromètre de la FACE (Fondation Agir contre le chômage) indique un net engagement des entreprises en termes sociaux. La RSE (responsabilité sociale des entreprises) semble ne pas être un vain mot, pas plus qu’un effet de mode ou de com’ à en croire les résultats obtenus lors de cette consultation. Ainsi, 90 % des entreprises sondées déclarent que leur politique interne tient compte des problématiques sociales. Plus encore : dans 79 % des situations, la réflexion et les actions en matière de RSE émanent directement de la direction générale, loin devant les services de ressources humaines (36 %), la direction de la communication (8 %) ou celle du marketing (6 %).
Loin de constituer de simples actions mercatiques non dénuées d’arrières-pensées en termes de retours publicitaires, les engagements pris par les entreprises sondées tendent à démontrer que les enjeux de cohésion sociale dépassent de loin les problématiques d’image et de management interne, note l’étude. Ces engagements s’inscrivent d’ailleurs de plus en plus dans une stratégie de développement durable qui semble même résister à la crise. 20 % seulement des entreprises indiquent avoir temporairement été contraintes de mettre de côté leurs actions sociales et sociétales du fait de la crise. Au contraire, 11 % d’entre elles ont même renforcé leurs actions durant cette période difficile. L’emploi et la formation demeurent des priorités pour les entreprises, mais de nouveaux thèmes émergents ressortent de la consultation
D’un point de vue général, la principale priorité des entreprises demeure l’emploi et la formation. 88 % d’entre elles indiquent avoir mené des actions concernant l’école (qu’il s’agisse de scolaires, de stagiaires, d’apprentis ou d’étudiants) et 76 % ont mené des opérations de formation interne. Le maintien du tissu social local (qu’il s’agisse de collectivité ou de territoire) ne constitue une priorité que pour 50 % des entreprises, mais 90 % d’entre elles avouent ne pas en faire assez à ce niveau et envisagent des projets spécifiques menés localement pour les années à venir. La promotion de la diversité est également reconnue comme un véritable challenge pour les décideurs et les salariés.
Parmi ces derniers, 97 % se déclarent fiers de travailler dans une entreprise qui lutte (ou lutterait) contre les discriminations, qu’il s’agisse d’égalité hommes-femmes (84 %), d’emploi des seniors (83 %) ou de prévention des risques psychosociaux (72 %). Au-delà de ces trois thèmes, plusieurs préoccupations, encore émergentes ressortent de la consultation : l’intégration des jeunes dans l’entreprise est une problématique pour 54 % des sondés, le développement de nouveaux métiers verts est une thématique populaire pour 38 % des entreprises, autant que l’intégration des travailleurs pauvres ou la sécurisation des parcours professionnels. Signe des temps et de l’attachement aux territoires : la sauvegarde de l’emploi local est considérée comme un engagement fort pour 48 % des entreprises interrogées. La Face : partenaire privilégié et structurant des entreprises
Au-delà des questions permettant d’évaluer l’évolution de la vision des dirigeants et des pratiques à la fois sociales et sociétales des entreprises, ce baromètre permet de mesurer l’implication de ces entreprises au sein des clubs Face et l’apport de ces derniers. Ainsi, pour 83 % des sondés, les clubs Face sont tout d’abord un lieu pour partager les idées et les pratiques autour de l’engagement social, alors qu’ils sont quasi autant (82 %) à considérer que ces clubs présentent l’intérêt de mettre en rapport différents acteurs engagés sur les mêmes territoires. Près de 90 % des entreprises considèrent de facto la Face comme leur premier partenaire en termes d’engagement social, là où le Pôle emploi (environ 50 % des avis recueillis), les pouvoirs publics, les collectivités territoriales (40 %) ou encore les grandes associations, ONG et fondations (moins de 30 %) sont considérés comme des partenaires davantage « secondaires » par les entreprises.
Un site de la galaxie internet de Centre Inffo






