Avant de plonger dans le détail des différentes étapes, une précision s’impose : le BPJEPS spécialité « éducateur sportif », mention « activités de plongée subaquatique », est un diplôme d’État permettant d’exercer contre rémunération dans les limites des prérogatives attachées à l’option choisie.
Pour l’option A « en scaphandre », le titulaire peut notamment conduire une palanquée jusqu’à 40 mètres et assurer des activités de découverte, d’animation et d’apprentissage entre 0 et 20 mètres, sous l’autorité d’un moniteur disposant des qualifications prévues par la réglementation.
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La formation associe connaissances réglementaires, maîtrise technique, pédagogie, sécurité et mises en situation professionnelles. Comprendre son organisation permet d’anticiper les exigences d’entrée, la charge de travail et les différentes compétences évaluées.
Exigences préalables et positionnement du candidat BPJEPS
Avant d’entrer en formation, le candidat doit satisfaire aux exigences préalables à l’entrée en formation, souvent désignées par l’acronyme EPEF. Certaines de ces exigences sont vérifiées au moyen de tests d’exigences préalables, ou TEP. Il ne s’agit pas de simples formalités administratives : elles permettent de vérifier que le candidat possède déjà un niveau technique et une expérience compatibles avec les exigences de la formation.
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Pour l’option A « en scaphandre », le candidat doit notamment :
- être titulaire du PSE1, ou d’un titre équivalent, en cours de validité ;
- être titulaire du permis de conduire des bateaux de plaisance en eaux maritimes, option côtière, ou de son équivalent ;
- justifier d’une aptitude technique PA40 au sens du Code du sport ;
- justifier d’au moins 60 plongées en milieu naturel, dont 15 réalisées au-delà de 30 mètres au cours des trois années précédant l’entrée en formation ;
- réussir les tests techniques prévus par la réglementation, sauf dispense liée à une qualification reconnue.
L’expérience de plongée doit être attestée par un moniteur E4. Les tests réalisés en milieu naturel comprennent notamment une plongée en apnée jusqu’à 10 mètres, une assistance à un plongeur depuis 20 mètres, une immersion en palanquée à 40 mètres et un échange portant sur la sécurité, les accidents de plongée, la gestion de l’air et la planification des immersions.
Il n’existe donc pas, pour l’option en scaphandre, une unique épreuve physique chronométrée résumant l’ensemble des conditions d’accès. Le candidat est évalué sur plusieurs dimensions : aisance aquatique, maîtrise technique, capacité d’assistance, comportement en profondeur et connaissances liées à la sécurité.
Une fois le candidat admis, l’organisme de formation réalise un positionnement individuel. Celui-ci permet d’identifier les compétences déjà acquises et de construire un parcours adapté. Les contenus et la durée de certaines séquences peuvent ainsi être individualisés, notamment en fonction de l’expérience du candidat, de ses qualifications et de son parcours d’encadrement.
Ce positionnement ne permet toutefois pas de contourner les prérequis réglementaires. Les éventuelles dispenses ou équivalences dépendent des qualifications détenues et des tableaux prévus par les textes officiels. Pour approfondir ces conditions et mieux comprendre les différentes étapes du cursus, consultez ce guide consacré à la formation BPJEPS plongée.
Cette phase est donc importante : elle permet d’éviter de répéter certaines compétences déjà maîtrisées, tout en identifiant les domaines dans lesquels le candidat devra progresser.

Structure en UC du BPJEPS Plongée subaquatique
Le BPJEPS Plongée subaquatique actuellement en vigueur est organisé en quatre unités capitalisables. Chaque UC correspond à un ensemble de compétences professionnelles que le candidat doit valider pour obtenir le diplôme.
- UC1 : encadrer tout public dans tout lieu et toute structure ;
- UC2 : mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure ;
- UC3 : conduire une séance, un cycle d’animation ou d’apprentissage dans le champ des activités de plongée subaquatique ;
- UC4A : mobiliser les techniques de l’option « en scaphandre » pour mettre en œuvre une séance ou un cycle d’animation ou d’apprentissage.
Pour l’option B « sans scaphandre », l’UC4A est remplacée par une UC4B adaptée aux activités pratiquées sans scaphandre.
Les quatre UC doivent être validées pour obtenir le diplôme. Elles sont évaluées séparément : la réussite à une unité ne compense pas l’échec à une autre. Une UC obtenue est capitalisable conformément aux règles applicables aux diplômes professionnels du sport.
UC transversales : fonctionnement de la structure et projet d’animation
Les UC1 et UC2 ne portent pas uniquement sur la technique de plongée. Elles concernent l’accueil des publics, la participation au fonctionnement d’une structure, la communication, la prise en compte des différents pratiquants et la conception d’un projet d’animation.
Le candidat doit apprendre à analyser les besoins de la structure et de ses publics, à définir des objectifs, à organiser une action et à en évaluer les résultats. Il peut par exemple travailler sur une action de découverte de la plongée, un projet destiné à un public particulier, une démarche de sensibilisation à l’environnement ou une amélioration de l’accueil des pratiquants.
Ces compétences sont essentielles, car le métier de moniteur de plongée ne se limite pas à l’encadrement sous l’eau. Le professionnel accueille les clients, prépare les séances, participe à l’organisation du centre, adapte ses contenus aux différents publics et contribue au respect des règles de sécurité.
UC techniques : conduite de séance et encadrement en milieu subaquatique
Les UC3 et UC4 constituent le cœur pédagogique et technique de la certification. Elles évaluent la capacité du candidat à préparer, conduire et analyser des séances de plongée subaquatique.
L’UC3 porte notamment sur la conduite d’une séance de randonnée subaquatique en milieu naturel. Le candidat doit prendre en charge un ou plusieurs pratiquants, organiser l’activité, assurer leur sécurité et dresser un bilan de la séance.
Pour l’option en scaphandre, l’UC4A porte sur les séances de découverte ou d’apprentissage réalisées entre 0 et 20 mètres. Le candidat doit notamment être capable d’organiser un baptême, de conduire une séance de formation, d’adapter ses exercices au niveau des plongeurs et de réagir face à une difficulté.
La formation comprend des évaluations formatives et des mises en situation destinées à préparer ces épreuves. La validation officielle repose toutefois sur des situations certificatives définies par la réglementation, et non sur une simple appréciation générale de la progression du stagiaire.
Alternance et stage en structure : la phase de terrain
L’alternance occupe une place centrale dans la formation BPJEPS. Le candidat partage son temps entre l’organisme de formation et une structure d’alternance pédagogique : club associatif, centre de plongée commercial ou autre structure habilitée à l’accueillir.
Cette période permet de confronter les enseignements théoriques aux réalités du métier. Le stagiaire participe à l’accueil des pratiquants, à la préparation du matériel, à l’organisation des sorties, aux briefings, aux séances pédagogiques et aux bilans réalisés après les plongées.
Après avoir satisfait aux exigences préalables à la mise en situation professionnelle, le stagiaire de l’option en scaphandre peut exercer des prérogatives d’enseignement jusqu’à 20 mètres, sous l’autorité de son tuteur et dans le cadre défini par l’organisme de formation.
Le tuteur doit posséder l’une des qualifications prévues par la réglementation. Pour l’option en scaphandre, il peut notamment s’agir :
- d’un titulaire du BEES 2 plongée disposant de l’aptitude plongeur nitrox confirmé ;
- d’un titulaire du BEES 1 plongée également titulaire du MF2 et de l’aptitude plongeur nitrox confirmé ;
- d’un titulaire du DEJEPS « activités de plongée subaquatique » associé au certificat complémentaire « plongée profonde et tutorat » ;
- d’un titulaire de certaines mentions antérieures du DEJEPS plongée ;
- d’un titulaire du DESJEPS mention plongée subaquatique.
La progression suivie pendant l’alternance dépend de l’organisation pédagogique retenue. Elle peut, par exemple, comporter les étapes suivantes :
- Observation : le candidat accompagne le tuteur et analyse l’organisation des séances, les choix pédagogiques et la gestion de la sécurité.
- Coanimation : le candidat prend en charge une partie de la séance, comme l’accueil, le briefing, un exercice ou le débriefing.
- Conduite progressive de séances : le candidat assume davantage de responsabilités tout en restant placé sous l’autorité et la supervision du tuteur.
Ces étapes constituent un exemple fréquent de progression pédagogique, mais elles ne correspondent pas à un découpage réglementaire identique dans tous les organismes. Le rythme dépend du positionnement initial, des compétences démontrées et des choix de l’équipe de formation.

Épreuves de certification BPJEPS Plongée : déroulement et critères
La certification repose sur plusieurs épreuves correspondant aux différentes unités capitalisables. Le candidat doit obtenir l’ensemble des UC pour recevoir le diplôme.
Les UC1 et UC2 sont notamment évaluées à partir d’un document écrit personnel consacré à la conception, à la mise en œuvre et au bilan d’un projet d’animation réalisé dans la structure d’alternance. Ce document sert de support à une présentation et à un entretien permettant d’évaluer distinctement les compétences des deux UC.
Épreuve certificative de l’UC3
L’UC3 comprend une mise en situation professionnelle de conduite d’une séance de randonnée subaquatique en milieu naturel.
Le thème et le contexte sont communiqués au candidat juste avant l’épreuve. Celui-ci dispose de 30 minutes pour préparer son intervention. Il doit ensuite assurer l’accueil des pratiquants, l’organisation de l’activité, la préparation, la conduite et le bilan de la séance.
L’activité prévue dans l’eau doit durer au minimum 45 minutes. Elle est suivie d’un entretien d’une durée maximale de 30 minutes, au cours duquel le candidat explique ses choix d’organisation, ses décisions pédagogiques et les mesures mises en œuvre pour assurer la sécurité des pratiquants.
Épreuve certificative de l’UC4A en scaphandre
Pour l’option en scaphandre, l’UC4A comprend plusieurs composantes :
- une mise en situation professionnelle portant sur une séance de découverte ou d’apprentissage entre 0 et 20 mètres ;
- un entretien avec les évaluateurs consacré aux choix pédagogiques et à l’organisation de la séance ;
- une assistance à un plongeur en difficulté à partir d’une profondeur de 20 mètres ;
- un écrit professionnel d’une durée d’une heure portant notamment sur la réglementation, les règles de sécurité et les aspects physiologiques de la plongée.
Lors de la mise en situation pédagogique, le candidat tire au sort un thème correspondant au programme suivi par les pratiquants présents dans la structure ou à une proposition des évaluateurs. Il dispose ensuite de 30 minutes de préparation.
Les évaluateurs ne recherchent pas uniquement une démonstration technique. Ils vérifient également la capacité du candidat à accueillir le public, à anticiper les risques, à adapter la séance, à assurer la sécurité et à analyser ses propres décisions.
Réforme du BPJEPS plongée : où en est le passage aux blocs de compétences ?
Une réforme générale des diplômes BPJEPS a engagé le remplacement progressif des unités capitalisables par des blocs de compétences. Toutefois, cette évolution ne s’applique pas encore de manière définitive à la mention « activités de plongée subaquatique ».
Le BPJEPS plongée actuellement en vigueur reste organisé en quatre UC. Les candidats inscrits dans une session relevant du texte actuel préparent donc toujours les UC1, UC2, UC3 et UC4 correspondant à leur option.
La future architecture du BPJEPS plongée fait encore l’objet de travaux entre le ministère chargé des Sports, France Compétences et les représentants de la filière. Les discussions portent notamment sur le contenu des futurs blocs, les épreuves certificatives et les dispenses qui pourraient être accordées aux titulaires de certaines qualifications fédérales.
En février 2026, la FFESSM indiquait que la révision du diplôme restait en cours de négociation et que le projet définitif n’était pas encore validé. Les calendriers évoqués à ce stade doivent donc être considérés comme des hypothèses de transition et non comme des règles définitivement publiées.
Il n’est pas possible d’affirmer que le futur diplôme accordera automatiquement de nouvelles prérogatives de direction ou de gestion de structure tant que l’arrêté réglementaire correspondant n’a pas été publié.
Pour les candidats souhaitant s’inscrire prochainement, la meilleure démarche consiste à vérifier directement auprès du CREPS ou de l’organisme habilité :
- le référentiel appliqué à la session envisagée ;
- les prérequis et les éventuelles dispenses ;
- les dates des tests d’entrée ;
- les modalités de positionnement ;
- l’organisation de l’alternance et des épreuves certificatives.
Le BPJEPS Plongée subaquatique constitue le premier niveau de la filière des diplômes d’État permettant d’exercer professionnellement dans le domaine de la plongée. Dans son format actuel, il repose sur des prérequis techniques solides, un parcours individualisé, une alternance en structure et quatre unités capitalisables évaluant aussi bien la pédagogie que la technique et la sécurité.
Le passage futur aux blocs de compétences modifiera probablement l’organisation du cursus, mais les candidats doivent se référer aux textes officiels et aux informations communiquées par leur organisme de formation pour connaître le format réellement applicable à leur session.

